Partager l'article ! Allocution de départ de M. LE BALLE - Jeudi 22 juillet 2010: Mesdames et Messieurs les résidents, ...
Mesdames et Messieurs les résidents, chers membres du personnel, chers invités, chers collègues, chers amis,
Monsieur CLAUDEL, Annie et vous qui venez de prendre la parole avant moi, c'est vraiment avec beaucoup d’émotion que je reçois vos messages de sympathie.
Je suis vraiment très honoré et, même si on ne travaille pas pour cela, cette reconnaissance me va droit au coeur.
Je vous remercie chaleureusement pour l’hommage que vous me rendez et pour cet évènement de cet après-midi que vous avez souhaité organiser.
Mais je voudrais aussi dédier cette médaille de la ville à celles et ceux qui l’ont méritée bien autant que moi.
En tout premier, je souhaite mettre à l’honneur l’équipe de direction : vous –même Monsieur CLAUDEL qui m’avez fait confiance, Monsieur NODARI avant vous avec qui nous avons travaillé jusqu’en 2008, et pour qui je garde une grande reconnaissance et une affection sincère.
Avec vous ce sont aussi les instances que je remercie pour m’avoir accompagné dans ces années.
Sans oublier l’encadrement administratif médical et soignant.
Je n’oublierai jamais le travail réalisé ensemble et les bonnes relations que nous avons pu créer.
Encore plus récemment, je pense à toutes nos rencontres de l’an dernier ayant préparé la fusion des deux établissements, avec les incertitudes nécessairement associées à ce type de grand projet. Et on l’a fait.
Ensuite, ma pensée va à l’ensemble des équipes et collaborateurs : à vous tous, cet hommage est aussi le vôtre ; vous qui avez travaillé et oeuvrez encore chaque jour pour bâtir et maintenir au sens propre et figuré la maison que nous connaissons aujourd’hui.
Car il s’agit bien d’une œuvre collective. Chacun contribue à sa place à cette réussite.
Et je vous livre en vrac quelques souvenirs en forme de florilège :
Je revois encore la visite de la chambre témoin en février 2004. Il fallait marcher dans la neige pour y arriver et avec bonne humeur, chacun a pu essayer les équipements et les mobiliers
Je me souviens bien des réunions du groupe identité et toutes les options qui étaient ouvertes pour trouver un nouveau nom et après cela une nouvelle charte graphique
Je garderai toujours en mémoire le petit train de caddys que nous formions un soir du mois d’octobre 2004 dans la montée entre ATTAC et l’hôpital
Et encore cette réunion mémorable du 17 novembre 2004 où, après de bonnes discussions, le conseil d’administration de l’hôpital approuve le nom du nouvel établissement. Pour la postérité. Qui dans la vallée de la haute Moselotte ne connaît pas maintenant le "Couarôge de Cornimont" ?
Et bien sur, point d’orgue pour les nouveaux locaux : l’inauguration et la fête du centenaire le 24 novembre 2006.
Je n’oublierai jamais tout le travail de réflexion mené par des équipes motivées aboutissant à exprimer des projets d’avenir aussi bien en 2004 qu’en 2008 avec le nouveau projet d’établissement
Je revivrai toujours les fêtes des familles ; Et surtout les franches rigolades en commission animation pour la recherche des thèmes ou lors du sketch de la fête de l’été 2009 et particulièrement la merveilleuse fête de noël 2009 aux Myrtilles
Bravo aux personnels des services d’hébergement et à son encadrement.
Merci à la cuisine pour son investissement sans faille, à la blanchisserie, aux services techniques pour les efforts supplémentaires demandés, à l’administration et au service animation pour l’acceptation d’une surcharge liée au changement de statut, au chantier, à l’organisation des festivités, et plus récemment encore à la fusion avec les Myrtilles.
Un merci particulier à celles et ceux qui se sont investis dans les projets plus précis (groupe déco, film, sketch, chansons …)
Merci à vous tous des Myrtilles qui avez compris tout l’intérêt de la collaboration avec le Couarôge.
Ma reconnaissance va aussi à tous les bénévoles que j’ai régulièrement rencontré pendant mes années à Cornimont. Continuez ; ne vous arrêtez pas ; la Résidence a besoin de vous.
Mais un mot encore plus fort me vient : celui de fierté
Fierté de vous tous qui avez œuvré chacun, chacune pour accomplir tout cela. Quel exemple de travail d ‘équipe constructif !
Fierté de vous tous quand je reçois des courriers de félicitation.
Ça fait tellement de bien de recevoir des compliments dans cette société où très souvent c’est la critique qui domine.
C’est en votre nom à tous que je les reçois encore aujourd’hui et je vous dédie cette médaille qui est celle de tous.
Et finalement une grande fierté d’être responsable de cet établissement.
Bien sur, il y a eu certaines difficultés et tout n’est pas parfait, mais je ne pensais pas qu’en prenant la direction ici à Cornimont j’aurais vécu autant de bonheur à travailler avec des personnes motivées, sérieuses et qui font de leur mieux.
Enfin, petite touche plus personnelle, je voudrais aussi dédier cet hommage à mon épouse Catherine qui, totalement dans l’ombre, a également à sa façon contribué au développement du Couarôge.
Pas en tant qu’assistante sociale de l’hôpital de Remiremont pour nous adresser des personnes. Non !
D’abord parce que c’est ma compagne de chaque jour et qu’ensemble, en tant que couple, nous essayons d’apporter un peu de bonheur autour de nous.
Et aussi parce que le soir au souper, devinez de quoi parlent une assistante sociale et un directeur d’EHPAD ? Très souvent, les sujets du moment ont été abordés et les conseils donnés m’ont vraiment permis d’y voir plus clair pour certaines décisions.
Au moment de se quitter, je garderai, bien sur, le souvenir des réalisations accomplies.
Au-delà, je me rappellerai du bon esprit de travail qui a régné, avec une vraie dose d’humour nécessaire et la franchise surtout. J’ai rencontré des personnes très accueillantes et j’ai pu le goûter encore plus ces derniers jours que les barrières hiérarchiques sont tombées.
Vous aimez votre région, votre belle montagne, et vos expressions bien de chez vous. J’ai même tenté quelques mots de patois.
Mais je n’ai pas forcément le bon accent : "darpeuil", "derchpeuil" …
J’ai bien été "tché djaï" de temps en temps mais ça mérite pas dla "rqueutpatte "dans la figure pour autant.
M’enfin c’est souvent que j'vais chercher mon pâaaté, j'le mets dans un cornet et je ferme avec le flot.
Pour finir :
Vous connaissez le point commun entre l’histoire de la famille Le Balle dans les Vosges et le film Bienvenue chez les chtis ?
Cherchez bien...
C’est la ressemblance entre la Vierge de Cornimont et le beffroi de la mairie de Bergues ? Non !
C’est que dès qu’on y arrive y se met à pleuvoir ?? Non, enfin presque...
C’est le patois en commun ? : Hein ? Biloutte ? Non; je n’ai pas entendu ça
En réalité :
C’est parce que comme dans les Chtis, quand on vient dans les Vosges à Cornimont, on pleure deux fois : quand on y arrive et quand on repart.
Mais c’est pas parce que c’est Ste Marie-Madeleine aujourd'hui qu’il faut verser des larmes...
Même s’il y a un brin de tristesse dans nos cœurs, fêtons la joie de s’être rencontré, la richesse des moments partagés et la satisfaction d’avoir fait un bout de chemin ensemble pour une grande cause : le service des personnes fragilisées par l’âge et qui ont besoin de notre aide pour continuer à vivre dignement.
Alors bonne continuation à tous, et longue vie au Couarôge de Cornimont
Yves LE BALLE
22 juillet 2010